jusqu'à ce que la mort nous fasse taire
La Plume Ecrit

Jusqu’à ce que la mort nous fasse taire

Résumé : Nash aurait mieux fait de garder le silence. Un secret partagé est un secret à moitié avoué et il suffirait d’un verre de trop pour que Jo déballe tout. Restait à savoir jusqu’où elle irait pour la faire taire.

Nash avança la tête haute, les yeux fixés sur sa cible. Elle tenta désespérément de se concentrer sur son objectif et de ne pas penser que ses Louboutin à 500$ touchaient le sol crasseux du bar le plus miteux de la vallée de Pennstate.

Une fois de plus, elle se demanda pourquoi Jo ne choisissait pas des endroits plus appropriés pour ses soirées de beuverie. Le bar du Crion au centre-ville faisait les meilleurs Cosmopolitan à des kilomètres à la ronde et son sol était recouvert d’un parquet ciré sur lequel on pouvait voir son reflet. Rien avoir avec les taches poisseuses qui décoraient le Little Nipple.

Son regard traversa la salle, comme si les bouseux et autres alcooliques du bar étaient invisibles, pour s’arrêter sur une femme blonde en pleine étreinte avec un gigantesque cow-boy. Vu la position des mains de l’homme, Jo avait eu son compte. 

Nash adressa un signe de tête au barman qui répondit de même. Acheter tous les barmans de la Vallée avait vraiment été un excellent investissement. Avant, elle passait des heures à chercher son amie dans des bouges plus infâmes les uns que les autres, maintenant elle pouvait la trouver avant que la situation dégénère.

D’un geste décidé Nash tapota le dos du cow-boy et grimaça au contact de la chemise trempée de sueur. L’homme se retourna vivement, une expression de colère avinée sur ses traits de bovin congénital.

Malgré ses talons, Nash ne lui arrivait qu’aux épaules et elle s’enorgueillissait de faire le même poids qu’à ses quatorze ans. Leurs rencontres ne se faisaient pas sur un pied d’égalité.

Pas que Nash soit impressionnée ; Jo l’avait entrainée dans des situations plus dangereuses, des moments où s’en sortir avec de simples blessures étaient déjà une victoire. En comparaison, la clientèle du Little Nipple ne lui faisait pas peur.

« Qu’est-ce qu’elle veut la petite dame ?

-Toutes tes boissons seront sur ma note si tu dégages de ma vue. »

Le cowboy ouvrit de grands yeux de veau. L’accent longuement cultivé de Nash, fait de consonnes claquantes et de syllabes parfaitement énoncées, lui passait par-dessus la tête. L’arrivée du barman avec une gigantesque chope de bière vint clarifier la situation. Il ne mit pas longtemps à choisir entre Jo et l’alcool. Il emmena son verre, sans même se retourner, et ne mit pas longtemps à trouver une nouvelle proie au fond du bar.

Sans le soutien du Cowboy, Jo tangua dangereusement sur sa chaise. Nash la retint. Jo fit le long trajet du bras qui l’empêchait de tomber jusqu’au visage familier. Il fallut plusieurs secondes pour qu’elle la reconnaisse.

« Nash ! Tu es là ! Je suis trop contente ! On va passer une superbe soirée ! Ça sera comme au bon vieux temps, les Terribles de PennState. »

Le reste de son discours fut perdu quand elle perdit l’équilibre et s’effondra dans les bras de Nash. Cette dernière ploya sur son poids. Elle se serait effondrée sans l’aide du barman.

Nash observa son amie d’un regard critique. Les cheveux en batailles, les lèvres rouges et gonflées, les yeux vitreux et la poitrine qui menaçait de s’échapper de son tube top,  Jo n’irait nulle part si on ne faisait pas redescendre son taux d’alcool.

« Je pourrais avoir un pichet d’eau fraiche ? » fit Nash au barman.

Jo continuait de babiller au sujet du bon vieux temps, de l’alcool et de tous les nouveaux amis qu’elle s’était faite ce soir. A chaque fois qu’elle ouvrait la bouche, l’odeur caractéristique du bourbon, mélange de vanille caramélisée et de chêne fumée, confirmait qu’il s’agissait effectivement d’une très bonne soirée.

« Tiens, bois ça. » Dit Nash en lui tendant un verre décoré d’un parapluie rose.

Jo avala une gorgée cul sec, avant de tout recracher.

« C’est de l’eau ! » S’exclama-elle avec une grimace.

En toute autre circonstance Nash aurait trouvé son expression indignée très drôle, mais à quatre heures du matin son sens de l’humour dormait encore.

« Bois, c’est bon pour ce que tu as. »

Elle pencha le verre en arrière jusqu’à ce que Jo le vide totalement, sans se préoccuper de l’eau qui dégoulinait à la commissure de ses lèvres. Elle répéta l’opération trois fois avant d’être satisfaite.

« Je dois faire pipi. »

Nash leva les yeux au ciel, priant pour découvrir un nouveau puit de patiente. S’occuper de Jo était un boot camp pour les futurs enfants qu’elle aurait avec Nick.

Elle attrapa son amie par le coude et la guida vers la porte du fond. Le trajet de quelques mètres fut périlleux. Entre les talons de Nash et l’alcool de Jo, chaque pas était une prestation d’équilibriste rendue plus compliquée encore par les autres clients. 

Nash poussa Jo dans les toilettes et ferma la porte derrière elle. Ses limites se trouvaient pile poil à l’entrée des toilettes publiques. Heureusement, Jo réussit à maitriser seule ses besoins essentiels. Elle ressortit la braguette fermée et les mains propres.

Après que Nash ait réglé la note, elles entreprirent le long trajet jusqu’à la voiture. Elles ne durent s’arrêter qu’une fois à la porte pour que Jo puisse vomir ses tripes et Nash considéra que c’était une victoire. Il valait mieux que ça arrive dans ce bouge crasseux que sur les sièges en cuir de sa Jeep.

Elle fut tout de même soulagée quand elle attacha la ceinture de sécurité de Jo. Le plus dur était fait.

Nash ne respectait pas la limitation de vitesse. La route déserte, en ligne droite, lui donnait de l’assurance, et l’envie de rentrer enfin chez elle la poussait à appuyer sur l’accélérateur. L’air sec et chaud du Texas pénétrait par les vitres ouvertes et chassaient les effluves d’alcool et de transpiration.

Jo s’était endormie dès que sa tête avait touché le siège. Elle ronflait, la bouche entrouverte, l’image exacte de la petite fille de neuf ans qui partageait la chambre de Nash pour le camp d’été.

Nash profita de ce répit pour faire des listes. La liste des raisons qu’elle devrait donner à Nick pour expliquer qu’elle avait encore dû récupérer sa meilleure amie dans un bar ; la liste des produits de beauté qu’elle devrait s’appliquer sur le visage pour cacher ses cernes lors de son brunch avec sa future belle-mère ; la liste des établissements de désintoxication que Jo n’avait pas encore essayés. 

« Je suis désolé. »

La voix de Jo était étonnement claire, prise dans une accalmie avant la gueule de bois.

« Tu dis ça à chaque fois.

-Et à chaque fois tu viens me chercher.

-Tu voudrais que je te regarde te détruire sans rien faire ? »

Jo ne répondit pas. Le visage tourné vers l’extérieur, elle semblait fasciné par l’interminable défilé des plaines verdoyantes. Mais Nash la connaissait bien, sa manie de faire tourner sa bague autour de son doigt traduisait de sa nervosité.

Le silence s’installa et Nash crut que Jo s’était rendormie.

« Tu pourrais me libérer de ma promesse. »

Nash freina violement, la voiture cala. Elle ne s’y attendait pas, son cœur venait d’exploser dans sa cage thoracique. Pas besoin de demander des précisions pour savoir de quelle promesse Jo parlait. Il n’y avait pas beaucoup de serment capable de détruire sa vie.

Elle garda les yeux fixés sur l’obscurité, les doigts crispés sur le volant. Elle tremblait. Jo ne dit rien de plus, mais elle aurait pu hurler et lui jeter des accusations à la figure que ça n’aurait pas été différent.

Nash prit une profonde inspiration pour s’exprimer de sa voix la plus calme.

« Tu sais très bien que ce n’est pas possible. Les secrets sont faits pour être gardés, pour toujours et à jamais. »

Elle répétait les mots  d’une autre vie. Des mots prononcés dix ans auparavant avec une naïveté d’adolescence et qui une fois qu’ils avaient été dits, avaient tout détruit sur leur passage. Elle se souvenait encore du visage de Jo quand elle avait compris le poids du secret qu’elles partageaient, le dégout, la peur, la colère. Elle n’était pas assez forte pour le supporter.

Nash dut s’y reprendre à deux fois pour redémarrer la Jeep.

« Tu ne peux pas me faire ça. Je vais me marier dans deux mois, avoir des enfants, réaliser tous mes rêves. Tu ne peux pas revenir sur ta parole.

-Et qu’est-ce que je deviens dans tout ça ? »

L’accusation était palpable.

« Toi, tu m’as moi. Je ne te laisserais jamais tomber, quelque soient les situations merdiques dans lesquelles tu te trouves. C’est à ce que servent les amies. Un fardeau est plus léger si on le porte à deux.

-Mais pas un secret. »

La bague de Jo tournait et tournoyait autour de son doigt, dans un cycle hypnotique. Nash n’avait pas de réponse. La peur la tenait à la gorge et ne faisait qu’augmenter la tension dans l’habitacle. Elle savait qu’il suffirait d’une phrase pour qu’elle perde tout.

« Qu’est qu’il faudrait que je fasse pour que tu te sentes mieux ?

-Je voudrais… Je voudrais savoir qu’on est dans le même bateau. Que toi aussi tu fais des cauchemars tous les soirs, que tu as peur à chaque fois que tu entends une sirène de police, que parfois tu te sens tellement coupable que tu n’arrives pas à sortir de ton lit. »

Le fantôme, dont aucune des deux n’osait prononcer le nom, était de sorti. Maintenant qu’il avait été invoqué, il allait être impossible de le faire rentrer dans sa tombe.

Nash savait qu’elle ne pouvait pas donner à Jo ce qu’elle demandait. Ça aurait été un mensonge. Elle n’avait aucun mal à trouver ses huit heures de sommeil, elle regardait son reflet tous les matins dans le miroir sans honte. Elle s’était libérée de son secret en le partageant avec sa meilleure amie et depuis elle se sentait tellement légère.

« Tu n’as rien à dire ? D’habitude tu es intarissable sur ma vie, mon job, mes mecs ! En fait c’est pas moi la ratée, c’est toi ! Il y a quelque chose de défectueux chez toi ! C’était ton père ! »

Nash tressaillit.

« On est vraiment obligé de parler de ça ?

-Ca fait dix ans que je bois pour m’empêcher de parler. Tu as vu le résultat ! »

Jo fit de grands gestes qui englobaient sa silhouette trop maigre, ses traits vieillis avant l’heure, la fatigue et l’amertume qui lui collaient à la peau.

« Tu voulais porter mon fardeau, alors vas-y porte ! ».

La présence du fantôme se faisait plus tangible. Nash était sûre que si elle levait les yeux, elle verrait le visage de son père dans le rétroviseur. Elle n’était pas prête à l’affronter.

« Tu n’aurais jamais dû m’avouer ce qui s’était passé. Dit Jo

-Mais je ne pouvais pas vivre seule avec mon secret ! Je serais devenue folle.

-Donc tu m’as sacrifié ! »

Nash aurait voulu se trouver à des kilomètres de cette voiture. Allongée, dans les bras protecteurs de Nick, là où rien ne pouvait lui arriver, parce que Nick appartenait à une des familles les plus puissantes de la région et qu’un jour il serait gouverneur.

« Tu avais dit que les meilleures amies du monde ne devaient avoir de secret l’une pour l’autre. » fit Nash d’une voix plaintive de petite-fille.

« Je voulais savoir si tu l’avais déjà fait avec un garçon ! Pas… Pas ça ! Personne ne veut entendre ça.

-Et pourtant tu as gardé le secret pendant toutes ces années.

-Parce que c’est un meurtre ! Et que tu as fait de moi ta complice ! Nous sommes des criminelles ! »

Les yeux fous, les cheveux en bataille, le corps parcouru de spasmes nerveux, Jo semblait avoir atteint son point de rupture. Si elle craquait, Nash coulerait avec elle.

« Qu’est-ce que tu vas faire ? Me dénoncer à la police ?

-Non ! J’ai promis de ne jamais rien dire… je ne te trahirais pas. »

Jo avait la voix cassée par des larmes qu’elle ne pouvait pas retenir.

« Tu es tout ce qui me reste. Jamais je ne pourrais te trahir comme ça. S’il te plait… je t’en supplie, il faut que ça vienne de toi.»

Elles étaient arrivées à une impasse.

« Et si je ne le fais pas, tu vas le faire à ma place ?

-Jamais ! Meilleure amie pour la vie, tu sais que je tiens toujours mes promesses. »

Nash ne savait pas si elle pouvait lui faire confiance.

Sur le bord de la route, à une dizaine de mètre, se dressait un arbre solitaire, envoyé par la providence pour répondre à ses questions. Il suffirait qu’elle « perdre le contrôle » de la Jeep. Le siège passager subirait la majorité de l’impact. Elle s’en tirerait avec des bleus et peut-être une fracture, mais ça mettrait définitivement fin à cette conversation.

Nash accéléra. A ses côtés, Jo continuait de marchander. Elle ne l’entendait plus.

Elle se demandait si elle pouvait le faire. Tuer sa meilleure amie, la fille avec laquelle elle avait grandi et qui malheureusement connaissait tous ses secrets. La tranquillité d’esprit valait-elle la perte d’un être cher ? Pourrait-elle s’en tirer avec un second meurtre ?

La mort de son père avait été un mélange de préparation et d’une capacité inné à saisir les opportunités, la chance du débutant. Personne ne s’était douté de rien. Il n’y avait même pas eu d’autopsie et s’il y en avait eu, elle aurait été la dernière suspecte. Son père et elle s’adoraient… Jusqu’à ce qu’il l’abandonne dans leur petite ville triste pour aller vivre la belle vie à Houston avec sa sale petite pute.

Nash s’était assurée qu’il ne puisse plus jamais la trahir.

Avec Jo, s’était différent. Elle avait ses faiblesses, notamment un grave problème d’alcoolisme, pourtant elle avait su se taire pendant toutes ces années. Si le bourbon lui déliait la langue aujourd’hui, il appartenait à Nash de lui tendre de la main pour qu’elle s’en sorte. Elle ne réglerait pas ce problème en envoyant sa Jeep dans un arbre. Elle allait donner à Jo une raison de vivre pour qu’elle n’ait jamais besoin de rompre sa promesse.

Elles étaient arrivées à un embranchement. Nash arrêta la Jeep

« Si je tourne à droite, on passera devant le bureau du shérif. »

Elle mit le clignotant à droite.

« Je pourrais aller me dénoncer. »

Jo s’était tue. Elle fixait la flèche verte.

« Tu ferais ça ?

-Si c’est la seule chose qui te permet de retrouver le sommeil. »

Pour la première fois depuis le début de la soirée, Nash se sentait sereine. Elle savait qu’elle jouait un coup de poker, mais Jo n’avait jamais été une adversaire sérieuse.

« Ils vont certainement m’arrêter. Il y aura un procès… j’irais en prison.

-A l’époque, tu étais encore mineure. Ils seront moins sévères. » Dit Jo pleine d’espoir.

« Je risque d’être jugée comme une adulte. Ça veut dire au minimum 30 ans. 

-30 ans !

-Ne t’inquiète pas pour moi. Tu as raison, c’est la meilleure chose à faire. Mais avant d’y aller, il faut trouver un ami pour te raccompagner. Tu ne peux pas rentrer seule dans ton état et je vais sans doute finir la nuit au bureau du shérif. Tu connais quelqu’un qui se réveillerait à 4 heures du matin pour venir s’occuper de toi ? »

Il y eut un long silence qui voulait tout dire. De longues années passées à trainer dans les bars avaient isolé Jo. Sa mère lui ne lui adressait plus la parole, sa sœur avait déménagé dans le Missouri pour ne pas avoir à subir ses frasques et sa dernière relation sérieuse devait être la demi-heure passé à se faire peloter au Little Nipple.

« Il faudrait aussi que tu quittes ton appartement, j’aurais besoin de l’argent pour payer mes frais d’avocats. Je suis sûre que si tu demandes pardon à ta mère, elle acceptera que tu viennes emménager chez elle. Tu sais ce qui sera le plus dur ? »

Jo secoua vigoureusement la tête.

« On ne pourra plus se voir toutes les semaines, diner en regardant des rediffs des émissions de quand on était jeune. Je ne serais plus jamais là pour toi quand tu auras des problèmes. Tu viendras me voir au parloir, mais ça ne sera pas pareil. Quoiqu’il arrive, il faut que tu me promettes de ne pas faire de bêtise.

-Mais je ne fais jamais exprès ! Parfois tout se mélange dans ma tête et quand je me réveille, je suis dans la merde. Qu’est-ce que je vais faire sans toi ?

-Tu trouveras un moyen. J’ai toujours admiré ta faculté d’adaptation.

-C’était l’ancienne moi ! »

Nash repoussa des mèches ternes du visage hagard de Jo. Il faudrait encore de longues minutes pour qu’elle réalise l’ampleur de la situation.

« Tout va bien se passer. »

Nash braqua le volant et tourna à droite. Le bureau du shérif se trouvait à moins d’un kilomètre, pas un seul instant la Jeep ne dépassa le 50.

 Nash commençait à s’inquiéter quand Jo posa sa main sur son bras. La voiture fit une embardée et elle faillit perdre le contrôle.

« On n’est pas obligé de faire ça  maintenant » dit Jo, une fois qu’elles se furent arrêtées sur le bord de la route.

« Je ne ferais cette offre qu’une seule fois.

-Et je suis censée faire comment pendant que tu seras en prison ?

-Tu dormiras mieux la nuit, tu ne seras plus rongée par la culpabilité. Tu as raison, c’est la chose à faire.

-Je n’ai jamais raison ! Regarde-moi ! Je suis une enfant alcoolique de 27 ans ! Je n’ai pas de travail, pas de maison, pas d’ami à par toi. J’ai l’impression que si tu t’en vas, le peu de chose qui est encore réel autour de moi s’envolera avec toi. »

Nash ne dit rien. Elle lui laissa le temps de construire ses arguments et d’arriver à la conclusion qui s’imposait.

« Tu ne devrais pas m’écouter quand je bois. A l’heure qu’il est je dois être composée à 90% de d’alcool. S’il te plait… je t’en supplie… Rentrons à la maison.

-Et la justice ? dit Nash

-Qu’est que j’y connais à la justice ? Ca fait quinze ans. Tu as le droit d’avoir une vie… Nous avons le droit d’avoir une vie, de tout recommencer sans être enchainées par les erreurs du passé. S’il te plait, ne me laisses pas seule. »

Nash respira profondément, le fantôme avait quitté la voiture.

«D’accord,  je te ramène chez toi. »

Elles ne parlèrent pas sur le trajet du retour. Recroquevillée sur elle-même, Jo garda les yeux fermés.

Quand la Jeep s’arrêta devant son immeuble, elle sorti de la voiture la tête basse et le pas lourd.

« Tu sais ce que je me disais ? » dit Nash avant qu’elle ne claque la porte. « Ils ont un nouveau centre de désintoxication en Floride, le meilleur de la région. Je pourrais passer un coup de fil, voir s’il y a une place de libre. J’ai toujours voulu aller en Floride.

-Tu m’accompagnerais ?

-On partage nos secrets, on partage nos fardeaux.

-Ton mariage est dans trois semaines, je ne serai jamais sortie à temps !

-Nick comprendra. Et s’il ne comprend pas, je trouverais un mec qui le fera. Toi et moi, c’est pour la vie. »

 Fin

La plume vit d’amour et d’eau fraiche. Passe par le bouton J’aime si tu as apprécié cette histoire et n’hésite pas à la partager.

+1
Partager :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *